o Présentation de la
M
utuelle d'Etudes Secondaires

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Vous trouverez sur cette page:

L'historique de la M.E.S
Le but de la M.E.S
Le choix d'un diplôme

La pédagogie de la M.E.S
L'inscription à la M.E.S
L'organisation de la M.E.S
Situation de la M.E.S

 

HISTORIQUE de la MUTUELLE D’ETUDES SECONDAIRES

La Mutuelle d’Etudes Secondaires (M.E.S.) a été fondée au cours de l’été 1976 par un groupe de professeurs et d’élèves qui, à la suite de la fermeture de leur établissement, décidèrent de s’associer pour créer une nouvelle école répondant aussi bien que possible à leurs aspirations.
La M.E.S. s’est aussi appelée longtemps Collège Autogéré. Elle a abandonné peu à peu cette appellation par souci de cohérence avec la réalité vécue au quotidien à l’école. Cependant l’école continue à appliquer une part active de ce concept en offrant à ses étudiants la possibilité de gérer eux-mêmes leurs études ainsi que leur travail avec l’aide et le soutien des professeurs.
Dès l’origine, la MES s’est constituée autour d’un projet pédagogique spécifique sur la base duquel elle a fondé son identité. Il s’agissait, en théorie, en donnant aux élèves un certain nombre de libertés, de pouvoirs et de responsabilités, tant sur le plan de leurs études éventuelles, que sur celui plus large de la gestion de l’école et de l’élaboration du devenir de celle-ci, de favoriser, chez ces élèves, un éveil ouvrant vers une prise de conscience et aboutissant à une autonomie raisonnée. En l’occurrence, le projet pédagogique en question était d’ordre très général et utopiste, relevant plus d’un apprentissage existentiel que strictement scolaire. D’ailleurs, l’obtention d’un diplôme n’était, au départ, qu’une option possible parmi d’autres. La MES était alors un « lieu de vie » au sens expérimental du terme, dans la visée des tentatives communautaires des années soixante-dix. Ainsi s’explique, de fait, le nom de « collège autogéré » qu’elle portait à l’époque et qu’abusivement certains continuent à lui donner aujourd’hui.

La Mutuelle d'Etudes Secondaires est une école certifiée QSC.

C’est sous la pesée de quelques enseignants qui avaient pris la mesure du caractère incertain et instable de l’expérience en cours, que l’attention fut portée de plus en plus sur le plan scolaire et que la MES devint à proprement parlé un laboratoire pédagogique tout à fait particulier. En vérité, cette inflexion donnée à l’aventure MES ne fut ni concertée ni clairement formalisée, chaque professeur restant libre de l’organisation de son cours et maître de sa réalisation, elle se trouvait liée simplement à la personnalité et aux convictions intimes de quelques uns. Il est, en ce sens, très significatif que la plupart de ces professeurs soient ceux-là même qui actuellement veillent à la bonne marche et au respect des orientations qui se dégagèrent peu à peu de la pratique concrète.
Il faut ajouter, pour être complet, que la découverte du baccalauréat international par l’école et l’autorisation qui lui fut accordée de faire préparer cet examen à ses étudiants, a aidé grandement à la réalisation de son projet pédagogique. Une certaine souplesse, une certaine liberté, laissées aux enseignants dans l’application des programmes, la bonne conformité de ces derniers avec une pédagogie de pointe, rendaient ce diplôme des plus intéressants et en faisait un outil des mieux adaptés à l’orientation et aux finalités du plan éducatif en voie d’élaboration.

Il n’y eu aucune rupture mais bien simple induction. La réflexion et l’énergie furent investies de façon croissante sur le plan des études ; l’exigence également. Mais comme les professeurs ici impliqués restaient en profond accord avec l’esprit du projet original, c’est tout naturellement qu’ils reportèrent les principes de celui-ci au niveau de la pédagogie. Dans ce domaine, durant cette période qui pourrait être dite « de recherche » nombre d’expérimentations furent envisagées et mises à l’épreuve avec confiance mais de façon désordonnées (auto-évaluation des élèves par eux-mêmes, correction et notation de travaux d’élèves par d’autres élèves, suppression des notes aux bénéfices de « commentaires-guides », mise en jeu, par le développement d’une écriture personnelle, d’un éveil intellectuel et culturel etc.). C’est dans ce temps cependant que les professeurs concernés, et à travers eux l’école, purent tester et évaluer diverses thèses pédagogiques, discerner leurs apports et leurs travers, se faire une idée, somme toute, à la fois des conditions, des contextes ainsi que des réalités à prendre en compte pour élaborer une pédagogie inventive, apte à re-passionner le cursus scolaire, tout en étant pleinement efficace. Ces essais furent trop souvent approximatifs, des erreurs mêmes furent parfois commises, mais cette phase fut foisonnante et d’une grande richesse pour l’édification et l’accomplissement de la MES en tant que lieu d’enseignement telle qu’elle existe actuellement.

Au milieu des années nonante, un tournant fut pris, sans solution de continuité cependant avec la « philosophie initiale ». L’école a commencé à entrer alors dans une sorte «d’âge de raison», où progressivement ce qui avait montré son inadéquation, son incurie, sous des apparences séduisantes, fut rejeté, où fut structuré et harmonisé ce que la pratique effective avait pu garder comme tentatives fructueuses, clairement applicables dans une mise en commun organisée. En définitive, ce que le travail de décantation et de maturation du temps avait laissé au fond du tamis de l’expérience.
La MES aujourd’hui, après trente années d’interrogations, d’essais, de constats et de révisions, propose une pédagogie originale, adaptée à sa nature et à son statut, d’une efficacité que ses résultats au baccalauréat international démontrent sans conteste. Pareil aboutissement a été rendu possible grâce à l’implication, au dévouement, souvent même à l’abnégation des professeurs qui y ont engagé leur vie. Cela, sans que fut trahi, à regarder dans la distance, le rêve humaniste et généreux du début, mais au contraire lui ayant donné réalité durablement.

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LE BUT de la MUTUELLE D’ETUDES SECONDAIRES

Une longue réflexion associant enseignants et étudiants a permis de déterminer l’examen préparé, le Baccalauréat International, et d’élaborer statuts et règlements de la M.E.S. avec un objectif principal : permettre à des jeunes (ou à des adultes) de continuer (ou de reprendre) des études secondaires dans des conditions de travail alliant souplesse, autonomie et entraide pour une meilleure efficacité.

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LE CHOIX D’UN DIPLOME : Le BACCALAUREAT INTERNATIONAL

Depuis la session de mai 1978, nous avons présenté des étudiants à ce diplôme chaque année, sans interruption.
Ces cinq dernières années, l'école a atteint un taux de réussite éloquent au Baccalauréat International. Nombre d’étudiants à leur arrivée dans l’école - considérée comme dernier recours possible - étaient dans une situation scolaire difficile.
Chaque étudiant choisit une matière de chaque groupe, en option supérieure ou en option moyenne avec un minimum de 3 matières en option supérieure.
Des évaluations générales, organisées comme les épreuves du Bac, permettent aux étudiants d’apprécier leur niveau, mais aussi leur aptitude à gérer leur liberté et les travaux qui leur sont demandés.
De plus, les candidats au BI doivent obligatoirement produire un mémoire, suivre le cours de théorie  de la connaissance et participer à des activités « CAS » c’est-à-dire Créativité Action Service. Ces dernières impliquent un service bénévole au sein d’une collectivité.

Le choix du Bac International (BI) s’est fait en raison de sa diversité, mais aussi de sa reconnaissance internationale. Le baccalauréat international est préparé par plus de 1000 écoles dans 108 pays du monde entier. Le baccalauréat international est obtenu à 24 points. Sa préparation s’effectue en 2 ou 3 ans. Il comporte un large choix de branches classées en 6 groupes.

Depuis sa création, le diplôme du Baccalauréat International est devenu, année après année, un grade pré-universitaire reconnu à un niveau international comme parmi les meilleurs. Il est désormais un symbole mondial d’excellence scolaire. Les élèves qui répondent à ses exigences font preuve d’un fort engagement vis-à-vis de l’apprentissage, tant en termes de maîtrise de la teneur pédagogique qu’en termes de développement de compétences étendues. Ils sont également encouragés à comprendre la valeur universelle de la diversité humaine et de ses limites légitimes, tout en cherchant en même temps à comprendre l’humanité commune à laquelle nous appartenons tous.
Tandis que chaque composante du Programme du diplôme comporte des objectifs spécifiques et des objectifs d’évaluation, les buts caractéristiques du programme, dans son ensemble, sont les suivants :
. Offrir un titre d’accès à l’enseignement supérieur reconnu au niveau international
. Promouvoir la compréhension internationale
. Former la personne dans son intégralité, en accordant une attention particulière au développement intellectuel, personnel, émotionnel et social
. Développer des compétences de recherche et de réflexion, ainsi que la capacité à analyser et à évaluer des actions de manière critique.

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UNE PEDAGOGIE ALTERNATIVE QUI REPOND A UN BESOIN SOCIAL.
UNE INITIATIVE CITOYENNE CONTRE L’EXCLUSION.

La Mutuelle d'Etudes Secondaires est une école constituée en association à but non lucratif  mais elle est surtout le fruit d'une  initiative citoyenne cherchant à  trouver réponse à certains problèmes d'éducation qui se posent à notre société.
La Mutuelle d'Etudes Secondaires s'est donnée pour tâche la réinsertion dans le circuit scolaire et universitaire d'adolescents (ou d'adultes) en difficulté ou en relation problématique avec le système pédagogique traditionnel.

En l’occurrence, la Mutuelle d'Etudes Secondaires revêt, dans sa pratique, un caractère concrètement social. N’incluant aucune limite d’âge (si ce n’est celui, minimum, des quinze ans révolus), ne soumettant pas ses nouveaux étudiants à un quelconque examen d’entrée, puisque le niveau scolaire de ceux-ci ne peut être jugé de manière réaliste à l’aune de sa pédagogie spécifique, la Mutuelle d'Etudes Secondaires paraît un modèle de non-exclusion.

De plus, pratiquant au niveau des tarifs un principe de solidarité où les différentes conjonctures financières des élèves viennent s’équilibrer à travers une « fourchette » d’écolages allant de l’écolage plein à un écolage dit minimum, et ce sans qu’aucune différence de traitement ou de prestation ne soit appliquée, la Mutuelle d’Etudes Secondaires démontre  nettement l’importance qu’elle accorde aux principes de justice et d’équité sociales qui fondent, parmi d’autres valeurs, son identité.

La Mutuelle d’Etudes Secondaires, en outre, bénéficie depuis de nombreuses années de l’intervention, sous forme de bourses octroyées à certains de ses étudiants, de fondations privées qui reconnaissent ainsi le mérite de ces étudiants et la pertinence d’une aide à leur égard et vis-à-vis de l’école qui rend possible l’accomplissement d’une telle gageure : réussir des études malgré des circonstances existentielles quelquefois dramatiques.

Les situations que l'école a à résoudre sont des plus diverses : de l'adolescent en crise identitaire, à l'élève surdoué ne trouvant pas son rythme dans l'enseignement dispensé par l'école publique, en passant par le créateur ou le sportif de haut niveau dont l'engagement déjà poussé dans sa discipline propre entre en conflit avec les exigences imposées par ses études (par  rapport à l'emploi du temps, par exemple), jusqu'à la personne atteinte d'allergie (pollen, etc) ou de malaise chronique (épilepsie, etc) et qui se trouve en situation d'absentéisme fréquent. La bonne gestion de tels cas de figure est possible de par la pédagogie, alliant souplesse, respect de l'individu et de son rythme propre avec un apprentissage de l'autonomie, que la Mutuelle d'Etudes Secondaires a su élaborer et mener à bien au long de ses 30 années d'expérience.

Le fort taux de réussite de la Mutuelle d'Etudes Secondaires à chaque session du baccalauréat international est la preuve concrète de son efficacité et de son utilité sur le plan pédagogique et social.

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L’INSCRIPTION à la MUTUELLE D’ETUDES SECONDAIRES

Les inscriptions sont prises sans sélection sur le niveau scolaire, sans limite d'âge, (ceci donne la possibilité de reprendre des études) si ce n’est un âge minimum de 15 ans.
Nous demandons également une motivation réelle, d’une part pour poursuivre des études et d’autre part pour participer au fonctionnement de l’école sous forme de contrat de confiance.

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L'ORGANISATION de la MUTUELLE D’ETUDES SECONDAIRES

Le Conseil de Direction est composé de quatre membres : le directeur, la directrice administrative, le directeur pédagogique et la coordinatrice des relations avec l’Office du Baccalauréat International.
9 professeurs et collaborateurs participent activement à notre expérience pédagogique.
Pour conserver à l’école sa taille humaine, l’effectif est maintenu entre 80 et 100 élèves.
La Mutuelle d’Etudes Secondaires est membre de l’Association Genevoise des Ecoles Privées.
La Mutuelle d'Etudes Secondaires est une école certifiée QSC.

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SITUATION de la MUTUELLE D’ETUDES SECONDAIRES

Nous occupons actuellement des locaux au 7 bis boulevard Carl Vogt – 1205 Genève pour l’ensemble du programme.
Ces locaux sont non-fumeurs pour des raisons de santé sociale. Une salle de repos et de lecture agrémentée de jeux de société est disponible pour les élèves

Pour la pratique artistique, un vaste atelier est aménagé au 7 bis rue du Vieux Billard.

 

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dernière modification 23 mai 2006